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EDITORIAL N°147

 

« Informations réelles ou fausses informations ? »

Ne parlons pas de « news » ou de « fake-news ».

Nous sommes en France, et notre langue est si belle !

Enfin… était si belle… Car les nouveaux intellectuels ou caillera, sont oufs, veulent pécho une meuf pour faire la teuf … j’en passe et des meilleurs.

Ce n’est pas être ringard que d’avoir des difficultés à comprendre ce moyen d’expression qui vient paraît-il, de « notre jeunesse », des quartiers défavorisés.

Défavorisés par la volonté de ne pas vouloir s’intégrer, de n’avoir rien de commun avec les lois de la République et de tout ce qui en découle, donc d’instaurer un vocabulaire qui, quelquefois est repris par certains animateurs radio ou télé. Pour « faire d’jeunes ». Ce n’est quand même pas ce qui est enseigné par l’Education nationale. De plus, pour leur donner plus d’importance, des académiciens étudient la possibilité d’inscrire ces nouveaux  mots dans le dictionnaire…Quel gâchis !

Nous reculons devant tout, nous nous agenouillons devant tout…

Autrefois nos maîtresses et maîtres d’école veillaient sur l’enseignement de la langue française, malgré les origines diverses des Français d’Algérie. Et quelle fierté pour ces derniers que de la manier ! Quelle reconnaissance et quel respect pour ce savoir qui les rendait encore plus Français. On ne parlait pas de communautarisme. On était Français.

L’est-on encore ?

Lorsque rien ne va, qui appelle-t-on pour nous aider ? Notre maman.

Puisque nos gouvernants mettent le moral en berne, appelons nos mamans afin qu’elles apaisent nos inquiétudes.Ma maman ne pourra rien faire, mais en même temps, je me remémore les souvenirs qu’elle racontait avec fieté: son enfance, sa jeunesse, son veuvage très jeune, ses quatre petits orphelins, etc… Sa vie n’a pas été facile, mais il n’y avait pas cette crainte du lendemain.

Les manches étaient relevées, il n’y avait pas d’assistanat, mais il y avait beaucoup d’amour, de volonté, de respect de soi, mais aussi de « l’autre » : du maire, de l’enseignant, du curé, du voisin, des vieux, des enfants, et … de l’environnement, de l’écologie même si ce terme n’était pas employé mais utilisé pour la nature, dans les gestes coutumiers.
Actuellement, un mot, un regard et vous êtes une cible.

Un maire demande du respect pour l’environnement, il est menacé, battu, voire assassiné.

Un enseignant fait une remarque à un élève et c’est un « commando » qui s’abat sur lui.

Une personne est agressée sous vos yeux… on passe notre chemin. On comprend, car cela se retourne contre nous. Sauf… pour certains citoyens. D’être sauveteur, on se retrouve souvent condamné.

Notre Dame de Paris est incendiée (!). Un attentat est commis. Les terroristes sont tous des « malades mentaux (!)», ou des loups solitaires (!), ou, leurs mains ont été armées par un parti politique « extrême » (tant qu’à faire). Et les médias trouvent – ou cachent – les mots qu’on leur demande d’utiliser ou surtout de ne pas utiliser. Dictature et censure obligent !
On informe de l’assassinat de quatre fonctionnaires de police au sein de la Préfecture de Police de Paris, et on passe rapidement à l’histoire du voile, plus importante que la perte d’un être humain… ce voile,  qui a détruit la vie de « la porteuse ». Parle-t-on des familles des policiers ou d’autres victimes du terrorisme, du mal-être des pompiers, des infirmiers, des retraités, ou l’énigme sur l’assassinat non élucidé d’un Ministre, etc, etc… n’ont-ils pas eu leur vie détruite ?

Comment voulez-vous qu’ils s’intéressent à Nous, à Notre Histoire, nos Morts, nos Disparus. Ces mots sont français mais compris que par nous et sont des informations réelles, non truquées.

Ces mêmes médias nous rappellent  une certaine pratique politique : la traite négrière ou celle d’enfants que l’on a arrachés aux familles à des fins d’adoptions ou de peuplement des villages de métropole ; des réseaux franco-bulgares pour une main-d’œuvre à bon marché dans les vignobles, … sans compter les clandestins… « payés à coups de tire-boulettes »

Et l’on a osé donner l’image des Pieds-Noirs qui faisaient suer le burnous et qu’il fallait exterminer parce qu’ils étaient colonialistes et capitalistes! …

Nous sommes à quelques jours de Noêl, devons-nous cette année encore appliquer « la trêve des confiseurs » ? Ne rien dire, ne rien faire…. Oublier !

On nous oblige à faire cela depuis 1962…

Que ces fêtes de Noêl aient une résonnance particulière avec plus d’amour et de foi à partager.

JOYEUX NOÊL 2019 et un BELLE ANNEE 2020

Francette MENDOZA